SEPTEMBRE 2020 – [Blog] L’avenir florissant d’un stockage caméléon

Stockage Objet
Alors que les entreprises l’adoptent pour des projets de stockage de données froides longue durée, le stockage Objet connait une mue vers la performance, aux conséquences applicatives extrêmement larges. Le stockage Objet, une technologie universelle en devenir ?

Le stockage Objet mûr pour le flash 

Le stockage Objet n’est plus une technologie confidentielle, depuis longtemps déjà. Démocratisé par AWS, avec l’essor du protocole S3 et l’appétence des nouvelles générations d’ingénieurs pour un stockage décloisonné, idéal au développement applicatif, le stockage Objet entre en entreprise par de multiples portes.
S’il reste pour les uns le stockage capacitif peu coûteux de reference, au regard de besoins évidents et durables de backup et d’archivage, il devient une solution que l’on envisage pour des cas d’usage émergents, à commencer par l’analytique, voire en production, de plus en plus.
Conséquence directe de l’ingéniosité fertile des services IT des entreprises, l’utilisation du stockage Objet à des fins de développement d’applications web ou cloud natives, entraîne dans son sillage une demande pour un stockage compatible S3 offrant plus de performances. Si la situation peut sembler paradoxale à première vue, puisque le stockage Objet n’a pas été conçu pour répondre à des besoins de production, elle devient courante, stimulée par un prix de la mémoire flash toujours plus contenu. Depuis quelques mois maintenant, le stockage Objet soit s’hybride avec du cache SSD, soit se fait full flash et séduit les entreprises à plus d’un titre.  

Le stockage Objet en voie d’universalité 

La mémoire flash est en définitive ce qu’il manquait au stockage Objet et à ses caractéristiques plébiscitées, pour monter sur le podium des solutions de stockage les plus flexibles du marché. C’est en effet pour son espace d’adressage plat, la gestion riche de ses métadonnées et son protocole d’accès versatile que le stockage Objet s’est fait une place de choix auprès des services les plus consommateurs de données non structurées.
Or, à données non structurées, cas d’usage illimités ! D’une application compatible S3 pour les besoins en statistiques des métiers d’une société d’assurance, aux processus analytiques massifs que le regroupement en un site sécurisé et lisible du patrimoine informationnel autorise désormais, toutes les entreprises accumulant de la data destinée à l’analyse, même à chaud, peuvent dorénavant s’intéresser au stockage Objet.
Le sport automobile, profondément data driven, ne fait pas exception et procède sur stockage Objet pour l’analyse dynamique des paramètres issus des capteurs collectés lors des courses. À la seule mention de capteurs, l’on songe également à la haute production de données de l’IoT, et pour lesquelles les industriels n’en sont encore qu’aux prémices d’une analyse fertile.
Le stockage Objet requiert également de la performance quand il s’agit de mieux valoriser un patrimoine visuel riche et construire de nouvelles sources de revenus éventuelles à partir d’offres de streaming. Construction aéronautique, santé et imagerie médicale, retail, développement applicatif en conteneurs, les domaines d’applications et les secteurs concernés se dévoilent au fur et à mesure de la volonté des entreprises à faire évoluer leurs technologies.  

Les obstacles au tout Objet à surmonter 

Il y a, à ce titre, une pression du marché pour plus de standardisation avec le stockage Objet. Or, pour l’heure, la grande majorité des applications et des outils, d’entreprise ou non, se basent encore sur les protocoles de partage de fichiers NFS et SMB pour lesquels des passerelles vers le stockage Objet sont nécessaires.
Au demeurant, l’évolution en cours tend à s’accélérer. Les nouvelles générations d’ingénieurs éduqués à S3 repenseront les applications ordinaires et les développements à venir se feront sous cet angle. Il est donc déjà temps d’explorer l’opportunité d’un projet sponsor, dès que l’entreprise témoigne d’un besoin en stockage capacitif. Attention toutefois : dans l’hypothèse d’une reprise de l’existant, la migration des données et en particulier la gestion des droits d’accès ne se font pas en un clin d’œil. À ce jour, chaque éditeur a développé son propre système de transfert et seule une analyse précise du parc de données et l’application des meilleures pratiques augureront d’un passage au stockage Objet réussi.
Alors, universel le stockage Objet? Pas encore tout à fait. D’une part, parce qu’il ne prend pas en charge les flux de données structurées et pour l’instant, il n’est pas attendu qu’il le fasse. D’autre part, parce qu’il demeure récent (notamment dans sa version flash) et si une part de professionnels pronostiquent la fin du NAS, d’autres imaginent plus volontiers son extension avec du stockage Objet, voire leur intégration commune. Les paris sont lances  !

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